Audiophonologie et phoniatrie

L’AUDIOPHONOLOGIE, C’EST QUOI ?

L’audiophonologie a pour objet l’étude de l’audition, de la phonation, de la parole et du langage de l’homme. Elle s’adresse essentiellement à l’enfant de la naissance à l’adolescence.

Cette spécialité couvre les aspects suivants :

  • Anatomique
  • Physiologique
  • Psychologique
  • Acoustique
  • Phonétique
  • Linguistique
  • Sociologique de la communication

 

La prise en charge des troubles de la communication présente une partie médicale avec un diagnostic à réaliser le plus précocement possible ainsi qu’une partie pédagoqique, orthophonique, psychologique et prothotique.

S’INFORMER DAVANTAGE…

Pour plus de détails nous vous conseillons vivement de consulter le complément d’informations ci-dessous :

 

  • Votre enfant entend-il ?
  • Facteurs de risque
  • Troubles de l'audition
  • Votre enfant parle-t-il normalement ?
  • Bilan Audition-Langage
  • Aider votre enfant

Vous devez être attentif et bien l’observer suivant son âge :

  • Nouveau-né : le bruit le réveille-t-il ? Sursaute-t-il en cas de bruit violent ?
  • Nourrisson : réagit-il quand on l’appelle ? Se retourne-t-il pour voir d’où vient un bruit ?
  • De 18 mois à 3 ans : S’intéresse-t-il à la parole, aux bruits de la maison ?

Ces signes d’appels doivent toujours être pris au sérieux. Il faut s’assurer qu’il n’existe pas de troubles d’audition et connaître les facteurs de risques.

Pendant la grossesse ou dans l’histoire des parents :

  • Notion de surdité congénitale,
  • Incompatibilité Rh,
  • Infections maternelles : rubéole / toxoplasmose / syphillis / herpès génital / cytomégalovirus,
  • Médications ototoxiques / chimiothérapie ou radiothérapie.

 

Dans tous ces cas un test auditif doit être pratiqué dès la naissance.

Pendant la période néonatale :

  • Ictère,
  • Anoxie,
  • Pré mature ou post maturité,
  • Faible poids de naissance.

 

Chez l’enfant :

  • Traumatisme crânien avec ou sans fracture du crâne,
  • Méningite (surtout bactérienne),
  • Oreillons (6% des surdités unilatérales),
  • Affections récidivantes de l’oreille moyenne.

 

Dans toutes ces situation, et aussi sur simple doute des parents, une évaluation précoce de l’audition s’impose.

Lorsqu’il existe une surdité, les examens audiométriques sont complétés par une approche multidisciplinaire qui permet une appréciation globale.

L’enfant déficient auditif ne reçoit pas d’informations sonores et de ce fait, n’entend pas le langage. Il ne peut donc pas imiter les sons et les paroles. Sans aide, il ne va pas construire de langage.

Il ne faut pas attendre cette absence de langage pour penser à la surdité. En effet, actuellement :

  • Les moyens de diagnostic permettent de déceler la surdité dès les premiers mois de la vie, voire dès la naissance,
  • L’enfant peut être appareillé très tôt,
  • Une Éducation Précoce permet d’intervenir très rapidement et de limiter les répercussions de la surdité.

 

Tous ceux qui s’occupent de jeunes enfants doivent être informés des problèmes auditifs. En effet :

  • 1 bébé sur 1000 naît sourd,
  • Des troubles auditifs affectent un enfant sur les 50 enfants qui passent en soins intensifs,
  • On connaît des facteurs de risque pendant la grossesse et au tout début de la vie,
  • 1 enfant sur 10 présente à un moment ou un autre des troubles auditifs,
  • Les otites sérieuses, qui se répètent, entravent l’audition de façon plus ou moins durable : ces enfants entendent mal à l’âge où se met en place le langage,
  • Un enfant sourd commence à babiller comme un autre, ce qui peut tromper mais avant la fin de la première année, l’évolution diffère totalement,
  • Le plus souvent, ce sont les parents qui pensent à la surdité. Tout soupçon doit être pris au sérieux et entraîner des investigations.

Il n’est pas normal qu’un enfant de trois ans ne parle pas : Tout le monde est d’accord. Mais on sait moins qu’il est possible de déceler bien avant trois ans des problèmes de langage à leurs tout débuts. Chacun peut y être attentif : les parents, les pédiatres, les professionnels qui s’occupent des tout-petits. Il faut pour cela connaître quelques repères précis.

  • À 3 ou 4 mois, le bébé produit des sons, fait des « are, ague », des bruits avec les lèvres. Il émet des sons de plus en plus variés. C’est le babil. Il nous imite, nous répond.

Il n’est pas normal qu’avant un an un bébé soit silencieux, ne jargonne pas.

  • Avant 1 an, il comprend et fait : non, bravo, au revoir, coucou, les marionnettes. Il imite des intonations, « chante », « appelle », à sa façon. Puis il produit des syllabes redoublées, des « bababa, papapa », qui évoluent vers les premiers mots : « papa, maman, » puis d’autres.

Il n’est pas normal qu’autour ou un peu après un an l’enfant ne dise pas de mots.

  • Vers deux ans, il comprend et dit de nombreux mots et fait de petites phrases en juxtaposant deux ou trois mots comme : « pati toto papa, abé ti fi » (elle est tombé la petite fille). Beaucoup de petits mots manquent, c’est normal. L’enfant escamote une partie des mots et ne prononce pas encore bien tous les sons.
  • Entre 2 et 3 ans, le vocabulaire s’étend de façon extraordinairement rapide surtout si on a l’habitude de lui parler et de raconter des histoires. Ses phrases ressemblent de plus en plus au nôtres et les marques grammaticales de la langue se mettent en place (les articles, les possessifs, les temps (passé présent futur), etc…).
  • À 3 ans, l’essentiel des structures de langue est en place. L’enfant dit « je » et non plus « moi », « il » ou son prénom. Il pose des questions sur la langue : Comment ça s’appelle ? Comment on dit ? Qu’est-ce que c’est un… ? Il est capable d’adopter plusieurs registres de langage et sait raconter ce qu’il a fait ou une petite histoire qu’il connaît.
  • Lorsque l’enfant progresse bien, les acquisitions et perfectionnements ultérieurs ne sont que des ajouts.
  • Lorsque ces acquisitions n’apparaissent pas, il faut conseiller un bilan Audition-Langage.

Que peut-on attendre en cas de problèmes de langage avant trois ans ? Que faut-il faire alors ?

Ne pas affoler les parents : Certains enfants parlent plus tard que d’autres ou gardent longtemps un langage « bébé ».

On ne parle pas de « retard de langage » lorsqu’un enfant a 12 ou 18 mois ! Non, mais…

En étant attentif à cette séméiologie précoce, on va préciser le diagnostique et chercher pour quelles raisons l’enfant ne parle pas.

 

1) Certains enfants sont porteurs d’un handicap :

  • Problème auditif,
  • Un handicap qui peut être décelé dès la naissance ou peu après comme trisomie, IMC, malformations,
  • Une entrave à la communication et l’éveil qui inquiète les parents.

 

2) Beaucoup d’enfants ont des difficultés de démarrage dont la cause n’est pas évidente. Un bilan Audition-Langage s’impose, avec :

  • Un bilan audiologique,
  • Une évaluation psycho-linguistique qui permet de situer les problèmes de langage dans l’ensemble du développement de l’enfant.

Il faut aider l’enfant dont le langage ne démarre pas bien, pour une raison ou une autre, lorsqu’il est indiqué de le faire.

Les enfants dont les difficultés sont liées à un handicap précoce peuvent être aidés par les différents spécialistes des équipes pluridisciplinaires constituées dans les établissements ou les centres spécialisés. Sont concernés notamment les enfants handicapés sensoriels (sourd, aveugles), les enfants trisomiques, les IMC, les enfants autistes.

Beaucoup d’enfants ont des difficultés d’acquisition, pour le langage, l’éveil, le comportement, qui sont indépendantes de ces pathologies sévères.

Ces enfants-là et leurs parents peuvent être aidés par différentes modalités d’interventions précoces. Celles-ci empruntent à l’Éducation Précoce conçue initialement pour les petits sourds, certaines de ses méthodes dont le Guidance Parentale.

Un enfant à risque-langage ou un enfant dont le langage ne démarre pas peut souvent bénéficier d’une aide thérapeutique centrée sur le langage.